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GPT-6 arrive dans ChatGPT, avec des réponses qui deviennent interactives

OpenAI déploie GPT-6 dans la conversation de ChatGPT, comptes gratuits compris. Les réponses peuvent désormais contenir des graphiques, des formulaires ou de petits calculateurs, mais le rapport de sécurité publié en même temps signale des reculs sur la protection des mineurs.

OpenAI a commencé le 7 octobre à installer GPT-6 dans le mode conversation de ChatGPT, celui qu'utilise la grande majorité des gens. Les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise reçoivent la version GPT-6 Sol, tandis que les comptes gratuits et Go doivent passer à GPT-6 Luna, une variante plus légère annoncée pour le lendemain. Jusqu'ici, les premiers modèles GPT-6, sortis en septembre, restaient réservés aux espaces Work et Codex des clients payants. L'enjeu est simple : le modèle le plus récent d'OpenAI devient l'interlocuteur par défaut du grand public.

La nouveauté la plus visible s'appelle Intelligent UI. Selon OpenAI, ChatGPT peut désormais mélanger texte, visuels et éléments interactifs selon la question posée : une comparaison s'affiche côte à côte, une explication devient un schéma manipulable, et une demande complexe peut produire un petit outil, comme un calculateur, un partage d'addition ou un jeu, dont on modifie les paramètres pour voir le résultat changer. Le modèle peut aussi commencer à répondre avant d'avoir fini de raisonner, puis compléter sa réponse au fil de l'eau. OpenAI affirme que, lorsqu'une recherche web est nécessaire, la version rapide de GPT-6 commence à répondre 44 % plus tôt en moyenne que celle de GPT-5.6. Ces chiffres viennent de tests internes et n'ont pas encore été vérifiés de façon indépendante.

Le rapport de sécurité publié le même jour par OpenAI nuance l'enthousiasme. Les deux modèles font moins d'erreurs factuelles sur presque tous les critères mesurés et résistent mieux aux tentatives de contournement. Mais les évaluations dédiées aux moins de 18 ans montrent des reculs nets sur les contenus réservés aux adultes, les contenus sexuels et la dépendance émotionnelle, et Luna régresse aussi sur les contenus violents. OpenAI juge les écarts examinés « borderline » et de faible gravité, et rappelle que ces tests sont menés sans les protections ajoutées autour du modèle en production. Les deux versions sont par ailleurs classées à capacité « élevée » en cybersécurité et en biologie, ce qui impose des garde-fous renforcés. Reste à voir, à l'usage, si les réponses interactives tiennent leurs promesses et comment ces reculs se traduisent chez les plus jeunes utilisateurs.