ChatGPT parle désormais avec deux voix françaises, Aube et Rivage
Depuis le 15 octobre, le mode vocal de ChatGPT passe à GPT-Live-1.1, avec treize nouvelles voix et des accents plus naturels. Sa fiche de sécurité signale pourtant des reculs sur des sujets sensibles.
Le 15 octobre, OpenAI a commencé à déployer GPT-Live-1.1, la nouvelle version du modèle qui fait parler ChatGPT en direct. La mise à jour ajoute treize voix, dont deux pensées pour le français, Aube et Rivage, et promet des accents plus naturels dans plusieurs langues. Pour les francophones, le changement est concret : l'assistant vocal ne parle plus seulement français avec une voix conçue d'abord pour l'anglais. OpenAI prévient toutefois que les voix proposées peuvent varier selon la région et le compte.
Les autres nouveautés couvrent l'allemand, l'hindi, le japonais, le coréen et l'espagnol du Mexique, avec deux voix chacun, plus une voix anglaise baptisée Bubbie. Le mode Live, lancé en juillet avec GPT-Live-1, écoute et parle en même temps, ce qui permet d'interrompre l'assistant ou de marquer une pause sans casser l'échange. La version 1.1 varie aussi les courtes phrases prononcées pendant une recherche sur le web, là où la précédente répétait volontiers qu'elle vérifiait. Les abonnés Plus et des offres supérieures utilisent le modèle complet, y compris dans Codex et Dots ; les comptes gratuits et Go passent à GPT-Live-1.1 Quip, une version réduite. L'usage reste plafonné : trois heures par période de 24 heures pour les offres Plus et Go, un accès limité et révisable pour la version gratuite. L'arrivée du nouveau modèle dans l'API, pour les développeurs, n'a pas encore de date.
La fiche de sécurité publiée le même jour apporte une nuance. Sur des enregistrements réels d'utilisateurs ayant accepté de les partager, les nouveaux modèles font jeu égal avec leurs prédécesseurs. Mais face à des demandes synthétiques conçues pour piéger le modèle, GPT-Live-1.1 recule de façon statistiquement significative sur quatre terrains sensibles : contenus sexuels, santé mentale, dépendance émotionnelle et violence crue. OpenAI dit vouloir mieux comprendre ces reculs et promet des progrès dans de prochaines versions, en rappelant que ces tests ignorent d'autres garde-fous comme le contrôle parental ou les numéros d'aide locaux. L'entreprise ne chiffre pas non plus les gains d'accent ou de compréhension. Le site spécialisé The Neuron soulève une autre question, que personne n'a encore mesurée : une voix familière et fluide pourrait rendre plus convaincantes les réponses fausses.