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Google lance un panier unique pour acheter chez plusieurs marchands depuis Gemini

Depuis le 15 octobre, les internautes américains peuvent réunir dans un même panier des articles de différentes boutiques, repérés dans la recherche Google ou dans l'application Gemini. L'IA surveille les prix, mais l'achat reste une décision humaine.

Un sac repéré chez une marque, un pull chez une autre et un rouge à lèvres chez une troisième peuvent désormais finir dans le même panier, sans multiplier les onglets. Le 15 octobre, Google a commencé à déployer aux États-Unis son « Universal Cart », un panier commun à plusieurs marchands, accessible depuis la recherche Google, son mode IA et l'application Gemini. Suresh Ganapathy, directeur produit chargé du shopping chez Google, le présente sur le blog de l'entreprise comme « un panier intelligent » et le nouveau point central des achats sur ses services, juste avant la saison des fêtes.

Le principe repose sur le Shopping Graph, la base de produits de Google qui compte selon l'entreprise plus de 60 milliards de fiches actualisées en continu. Une fois un article ajouté, le panier le conserve d'une session à l'autre et d'un service à l'autre, puis envoie une alerte quand son prix baisse ou quand il revient en stock. Relié à Google Wallet, il affiche aussi des codes promotionnels et suggère la carte bancaire la plus avantageuse selon ses bonus. Pour payer, deux voies existent : régler directement avec Google Pay, ou transférer les articles vers le panier du site marchand. Nike, Sephora, Target, Ulta Beauty, Walmart, Wayfair et de nombreuses boutiques Shopify sont cités pour le paiement simplifié, qui s'appuie sur l'Universal Commerce Protocol, un standard ouvert dévoilé par Google en janvier pour permettre aux agents IA d'accompagner tout le parcours d'achat. Le vendeur reste le marchand, qui envoie la confirmation et gère le service client.

La version lancée est plus prudente que celle montrée en mai lors de la conférence Google I/O. Comme le relève le site spécialisé PPC Land, l'annonce ne mentionne ni YouTube ni Gmail, pourtant promis, ni l'achat automatique par un agent dans des limites fixées à l'avance : l'IA range, compare et prévient, mais l'internaute décide toujours quand acheter. Plusieurs questions restent sans réponse, comme les frais facturés aux marchands, la manière dont les codes promotionnels sont choisis ou la possibilité de voir apparaître des emplacements payants dans le panier. Amazon ne figure pas parmi les enseignes citées. Aucune date n'est annoncée pour l'Europe : Google évoquait en mai le Canada, l'Australie puis le Royaume-Uni, et ses pages destinées aux marchands repoussent désormais les deux premiers à 2027.